Lutte contre la précarité

SUD éducation milite pour la titularisation de tou-tes les précaires sans conditions de concours ou de nationalité. Cette revendication primordiale s’accompagne d’une lutte au quotidien pour la défense et l’amélioration concrète des conditions de travail des personnels non-titulaires de l’éducation nationale.

Cette lutte se décline en trois axes revendicatifs :

  • de véritables formations sur le temps de travail ;
  • l’alignement des salaires et des droits sur ceux des titulaires ;
  • l’abrogation de la journée de carence en cas d’arrêt-maladie.

Nous exigeons d’autre part au plus vite :

  • l’absence de jour de carence en cas d’arrêt-maladie quel que soit le statut ou contrat ;
  • l’emploi sur un seul service ou établissement, ou une compensation par une décharge de service :
  • la fin du sous-effectif chronique, et la création dans chaque cas d’une véritable « brigade de remplacement » ;
  • l’égalité salariale : à travail égal, salaire égal, temps de travail égal ;
  • le réemploi tacite de tou-tes les personnes en fin de contrat précaire
  • la fin du recrutement par les chef-fes d’établissement.
Ressources syndicales
- Mémos pour les différents types de statuts et contrats précaires : fiches Précarité de SUD éducation
- Le guide des droits des non-titulaires
- Le 4-pages sur la précarité
- Présentation des types de contrats et des droits : brochure fédérale Lutter contre la précarité (2008)
- La page de la Commission fédérale Précarité

Statuts ou contrats particuliers dans notre rubrique Se défendre au travail
- Contrats uniques d’insertion (CUI)
- Assistant-es d’éducation (AE)
- Contractuel-les enseignant-es

La précarité dans l’éducation concerne tous les secteurs et tous les pays.



Actualités

  • AE et AESH : SUD éducation Nord propose deux réunions d’information

    Alors que l’administration de l’Éducation nationale traite de plus en plus mal tous les personnels, la situation est encore plus difficile pour les personnels à contrat précaire !

    Pendant le confinement, des abus mettant en danger les AE et les AESH ou leurs proches ont été perpétrés par des chef·fe·s d’établissement et des inspecteurs/trices de circonscription. Au quotidien, on ne compte plus les injonctions autoritaires, les manques de respect, les pressions, le chantage au renouvellement de contrat et les décisions non justifiées.

    Le rectorat coule une langue de béton en réponse aux remontées faites par les syndicats et se réfugie derrière des textes réglementaires bien flous et peu protecteurs... La bienveillance ! La bienveillance ! C’est ça oui... seule affirmation forte : celle de la « grande confiance » rectorale en la hiérarchie des circonscriptions, établissements et service, bien pratique pour se dédouaner de décisions peu respectueuses des personnes.

    Le manque de considération ça suffit ! Pour en parler, avoir des réponses aux questions du quotidien et préparer une réponse collective au manque de considération, SUD éducation Nord propose à tou·te·s les AE et AESH du département, et aux autres personnels qui en ont assez de cette situation pour leurs collègues, deux réunions après la rentrée 2020 :

    • LUNDI 28 SEPTEMBRE • 18 H BOURSE DU TRAVAIL DE LILLE • RÉUNION SPÉCIALE AESH
    • MARDI 6 OCTOBRE • 18 H BOURSE DU TRAVAIL DE LILLE • RÉUNION SPÉCIALE ASSISTANT·E·S D’ÉDUCATION

    À noter sur vos tablettes, venez nombreuses et nombreux !

  • L’administration doit protéger les AESH

    Depuis le lundi 16 mars, les écoles sont fermées pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19. Il aura fallu attendre le dernier moment pour que des informations claires soient transmises aux Accompagnant-es d’Elèves en Situation de Handicap. Les AESH ne doivent pas se rendre sur leur lieu de travail et conservent leur salaire. Néanmoins beaucoup d’accompagnant-e-s, qui sont ordinairement employé-e-s par les mairies pour assurer des vacations sur le temps périscolaire ou reçoivent dans le second degré des heures supplémentaires dans le cadre de l’aide au devoir, vont voir leurs revenus diminuer.
    - Communiqué de la fédération des syndicats SUD éducation (30/03/20)

  • Rémunération des vacataires pendant la crise sanitaire : l’Université de Lille répond à SUD éducation Nord

    Des adhérent·e·s de SUD éducation Nord ont très vite alerté sur la situation des vacataires de l’université alors que les fermetures de services, écoles, établissements et universités étaient annoncées.

    Notre syndicat a adressé un courrier le 13 mars à l’Université de Lille, pour demander le versement de toutes les rémunérations pendant la période de fermeture. Les vacataires enseignant·e·s ont rapidement bénéficié de cette mesure. La question se posait encore pour les autres vacataires. Nous avons reçu des précisions de la direction générale des services ce mardi 26 mars.

    La paye des vacataires sera assurée normalement fin mars. La paye d’avril sera assurée sous forme d’acomptes équivalents à 98% de la rémunération [1] pour :

    • les étudiant·e·s vacataires d’enseignement,
    • les contractuel·le·s étudiant·e·s,
    • les vacataires administratifs/ves,
      sous réserve que l’état de service fait ait été transmis conformément au délai fixé par le calendrier de paye.

    Les régularisations s’effectueront progressivement lors du retour à une situation normale et un message a été transmis à ce sujet à l’ensemble des personnels de l’Université.


    [1Acomptes effectués pour les agent·e·s dont le montant brut devant être versé est supérieur à 100 €.

  • Vacataires à l’université : SUD éducation exige le paiement des heures

    Dans plusieurs universités, le couperet tombe pour les personnels embauchés sous le statut de vacataire. Les président-e-s d’universités annoncent que les vacataires, qui ne pourront effectuer leurs heures d’enseignement en raison de la fermeture des lieux de travail, ne seront pas payé-e-s.

    Au lendemain du discours présidentiel, ces annonces révèlent l’ampleur de l’hypocrisie du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche au sujet de la précarité.
    SUD éducation exige que les établissements d’enseignement supérieurs qui ont recours aux vacataires appliquent les engagements pris par le gouvernement dans le contexte de la crise sanitaire et de ne pas porter atteinte à la situation financière des personnels les plus fragiles.

    SUD éducation exige que les personnels recrutés avec un statut de vacataire par les universités obtiennent la garantie de ne pas voir leur salaire baisser, et qu’aucun retrait sur salaire pour trop-perçu ne soit effectué.

    Cette situation met en exergue la précarité extrême dans laquelle travaillent ces collègues.

    SUD éducation revendique la fin du statut de vacataire, et la signature immédiate de contrats de droit public pour tous les personnels concernés.

    - Communiqué de la fédération SUD éducation (13/03/20)

  • Précarité étudiante : l’État doit prendre ses responsabilités !

    Vendredi 8 novembre, un étudiant, membre de Solidaires Etudiant·e·s, acculé par les difficultés financières, a tenté de s’immoler devant le CROUS de Lyon. Des rassemblements et actions contre la précarité ont suivi.

    Après une semaine de silence coupable et la sortie d’un communiqué d’une certaine indécence envers les étudiant·e·s précaires, le gouvernement a proposé une rencontre avec le secrétaire d’État à la jeunesse, puis avec la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à son retour d’Antarctique.

    Bilan ? Le gouvernement ne semble pas du tout prendre conscience de la gravité structurelle de la situation.

    - Communiqué Alternative ESR - Fage - FSE - Solidaires étudiant·e·s - UNEF (20/11/19)
    - Déclaration de Solidaires au CSE du 21 novembre
    - À (re)lire : Pour en finir avec la précarité des étudiant·e·s

Articles de cette rubrique

  • Assistant·e·s d’éducation | Non-renouvellement abusif : SUD éducation 13 fait condamner un collège employeur

    C’est une victoire importante pour les AE qu’a obtenue le syndicat SUD éducation 13 au tribunal administratif. Suite à un recours déposé au nom d’une collègue Assistante d’Éducation à Marseille, le Tribunal Administratif a condamné son collège employeur à lui verser la somme de 7 000 euros. Une décision qui construit la jurisprudence dans la circonscription de ce TA et qui aidera AE et syndicalistes à se défendre face aux décisions abusives.

  • Rémunération et temps de travail des AESH : un statu quo inacceptable

    Alors que l’amélioration de la situation des AESH est présentée comme un objectif du Comité Consultatif AESH installé le 27 février dernier, et que le constat est sans appel, aucune proposition satisfaisante au regard de l’urgence sociale n’est formulée par le ministère. Les organisations syndicales FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT, CGT Éduc’Action, SNALC et bien sûr SUD éducation dénoncent au travers d’un communiqué unitaire ce status quo totalement inacceptable.

  • La crise sanitaire ne doit pas être un prétexte pour refuser de payer les vacataires

    Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche fait le point sur le paiement des vacataires dans le contexte de crise sanitaire. Pour toutes les catégories, seuls les paiements récurrents peuvent être assurés et le reste sera régularisé plus tard (mais les retenues pour grève seront opérés). Concernant les vacataires, il distingue les ATV et les CEV, et recommande de traiter « avec la plus grande bienveillance » les vacataires administratifs »… Ces recommandations sont ahurissantes ! Sans les vacataires, l’enseignement supérieur s’effondre. Communiqué de la fédération SUD éducation.

  • La précarité, on en parle, on la combat

    La précarité ? Elle touche tous nos secteurs, tous nos métiers ! On en parle pour la combattre sur le campus Pont-de-Bois de l’Université de Lille le mardi 11 février 2020 : n’hésitez pas à venir assister, débattre, participer, contribuer. Ni à proposer à vos ami·e·s ou collègues, chômeurs/ses, salarié·e·s, étudiant·e·s, lycéen·ne·s à venir aussi !