Anti-hiérarchie

SUD éducation 59 est un syndicat anti-hiérarchique. Il promeut la collaboration des personnes contre la compétition pour plaire à un.e chef.fe et l’autonomie des personnels et des élèves contre la soumission. Une organisation hiérarchisée est la première cause de souffrance au travail, car elle n’évite ni l’arbitraire ni la solidarité hiérarchique qui le renforce. Choisissons l’émancipation collective et l’auto-gestion !

Le livre noir de la hiérarchie

hiérarchie étagères

Actualités

  • Procès France Telecom : le verdict

    Du 6 mai au 11 juillet 2019 s’était tenu le procès pour harcèlement moral au tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de la société France Télécom (Orange aujourd’hui), Didier Lombard, Louis-Pierre Wenes et Olivier Barberot ainsi que Nathalie Boulanger, Guy Patrick Cherouvrier, Brigitte Dumont et Jacques Moulin, pour complicité.

    Le délibéré a été rendu ce 20 décembre. Comme l’avait exprimé l’un de nos avocats, Jean-Paul Tessonnière, dans sa plaidoirie : « Le droit pénal a une fonction répressive et une fonction expressive. Il doit exprimer les interdits majeurs d’une société. La question que vous devez vous poser est simple, presque enfantine : est-ce que c’était interdit ? On attend de ce jugement qu’il indique que ce qui s’est passé à France Télécom doit être rangé parmi ces interdits majeurs. »

    - Le verdict et le communiqué de l’Union syndicale Solidaires, partie civile
    - Le dossier de la petite BAO consacré au procès

  • Le PPCR contre les ancien·ne·s instit’s

    Des professeur·e·s des écoles (PE) n’ont pas été promu·e·s au grade hors-classe malgré une ancienneté générale de service plus importante que d’autres, car seule l’ancienneté dans le corps des PE a été prise en compte, balayant leurs années de service comme institutrice ou instituteur.

    En outre, selon les départements et les académies, ces situations sont traitées différemment ! Cela entraîne évidemment des inégalités de traitement au sein d’un même corps selon les territoires.

    À l’inverse d’un système de promotions, SUD éducation revendique le même déroulement de carrière pour toutes et tous, dans le même grade, au même rythme, et une augmentation des salaires qui tende à l’égalité salariale. À travail égal, salaire égal !

    - Communiqué de la fédération SUD éducation (7/11/19)

  • Non au SNU !

    Après l’avoir testé sur 2 000 « volontaires » âgé-es de 16 ans en juin dernier, le gouvernement veut rendre obligatoire le Service national universel (SNU) pour tou-tes les jeunes de 16 ans !

    Il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles et un respect absolu des normes, au nom d’un esprit d’« engagement » de la jeunesse… Des règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices installées actuellement dans la société, et un « engagement » qui n’est reconnu que s’il est en faveur des dispositifs promus par l’État.

    À cette volonté d’éduquer la jeunesse à la soumission, s’ajoute aussi un contrôle renforcé : la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans. On sait comment ce genre de fichier peut être utilisé !

    Ce dispositif de contrôle à grande échelle coûterait 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires !

    L’Union syndicale Solidaires et la fédération des syndicats SUD éducation s’opposent à cette tentative d’embrigadement des personnes dès leur jeunesse, et participent à la campagne unitaire contre le SNU.

    - Texte du collectif "Non au SNU" sur le site de la fédération
    - Le communiqué du collectif à télécharger sur le site de Solidaires
    - Ni uniforme, ni garde-à-vous, mobilisation sociale, communiqué de Solidaires sur le SNU (juin 2019)

  • Oraux des 8 et 9 juillet 2019 : pressions et irrégularités. SUD éducation dénonce les propos indignes de Macron.

    Les épreuves du second groupe du baccalauréat se tiennent les lundi 8 et mardi 9 juillet dans des conditions déplorables. Des irrégularités massives ont été constatées par les personnels présents dans les jurys :

    • des consignes données par le ministre lors d’une interview sur une chaîne de télévision ;
    • des notes falsifiées et inventées quand la copie du candidat ou de la candidate était retenue par un personnel gréviste ;
    • des chef·fe·s de centre qui s’ingèrent dans les délibérations des jurys et multiplient les pressions et tentatives d’intimidation.

    La fédération des syndicats SUD éducation dénonce les propos indignes d’Emmanuel Macron, qui a assimilé les enseignant·e·s grévistes à des preneurs/ses d’otage, et appelle les jurys à résister aux pratiques et aux pressions illégales.

    - La version intégrale du communiqué de la fédération SUD éducation (8/07/19)

  • Le procès France Télécom au jour le jour

    Comptes rendus d’audience, dessins, commentaires, vidéos... pour suivre au jour le jour le procès historique France Télécom sur le site de petite Boîte-à-Outils pour les conditions de travail (« petite BAO ») de l’Union syndicale Solidaires.

    - Le procès au jour le jour

    À lire aussi
    - « Où qu’il se trouve, un patron reste un patron »
    - La carte des suicides au travail
    - La petite BAO

Articles de cette rubrique

  • Le ministère et le rectorat démasqués

    SUD éducation Nord a lancé l’alerte depuis août : le protocole est sanitairement frêle et les masques fournis très insuffisants. L’aération pose problème, il n’y a pas de FFP2, la protection est de façade, mais à tous les niveaux la hiérarchie se défile. Malgré son obligation légale de ne pas faire prendre de risque, chaque chef·fe a tout intérêt pour sa carrière à dire que tout est mis en œuvre pour protéger les personnels et élèves, mais la réalité est tout autre. Affiche.

  • « Monde d’après » : propos calomnieux et attitude irresponsable du ministre. La fin du mépris c’est pas maintenant !

    SUD éducation Nord constate avec colère la surenchère consternante de Blanquer contre les enseignant·e·s, dans un contexte médiatique de prof-bashing : cet individu ministre cultive le populisme pour chercher à faire oublier son impréparation. SUD éducation Nord exige qu’il dénonce la campagne de dénigrement, et prévoie un plan d’urgence pour l’Éducation dès la rentrée de septembre.

  • Des fraises et du mépris

    Malgré sa communication de crise, chassez le naturel, il revient au galop ! Le gouvernement a du mal à cacher son mépris habituel pour les salarié·e·s et notamment le service public. Malgré le rétro-pédalage de sa porte-parole, nous ne sommes pas étonné·e·s de son opinion concernant les personnels d’éducation - mais nous n’oublierons pas ces propos inacceptables. Communiqué.