Anti-hiérarchie

SUD éducation 59 est un syndicat anti-hiérarchique. Il promeut la collaboration des personnes contre la compétition pour plaire à un.e chef.fe et l’autonomie des personnels et des élèves contre la soumission. Une organisation hiérarchisée est la première cause de souffrance au travail, car elle n’évite ni l’arbitraire ni la solidarité hiérarchique qui le renforce. Choisissons l’émancipation collective et l’auto-gestion !

Le livre noir de la hiérarchie
Vers la rubrique de la Commission fédérale Anti-hiérarchie

hiérarchie étagères

Actualités

  • Mépris du pouvoir pour le service public

    En pleine grève contre la retraite à points qui dégraderait le niveau des pensions comme la solidarité inter-générationnelle (avec l’introduction progressive de la capitalisation), le gouvernement continue de montrer son mépris pour le service public, le travail des fonctionnaires et notamment les personnes de l’Éducation nationale.

    Une nouvelle dégradation de nos conditions de travail s’installe, entre la rupture conventionnelle, l’autonomie des établissements et la baisse effective des salaires. Et le gouvernement renforce la hiérarchie, en escomptant qu’elle nous mette au pas bien gentiment.

    Répondons collectivement à hauteur de cette condescendance et de ces attaques !

    - Rupture conventionnelle dans le public : atteinte au statut de la Fonction publique
    - Rapport des inspections générales sur l’autonomie des établissements : atteinte au statut des personnels
    - Au beau milieu de la grève, la hiérarchie de l’Éducation nationale est augmentée
    - Les salaires baissent depuis 30 ans et ils osent nous parler de revalorisation sous conditions

  • Procès France Telecom : le verdict

    Du 6 mai au 11 juillet 2019 s’était tenu le procès pour harcèlement moral au tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de la société France Télécom (Orange aujourd’hui), Didier Lombard, Louis-Pierre Wenes et Olivier Barberot ainsi que Nathalie Boulanger, Guy Patrick Cherouvrier, Brigitte Dumont et Jacques Moulin, pour complicité.

    Le délibéré a été rendu ce 20 décembre. Comme l’avait exprimé l’un de nos avocats, Jean-Paul Tessonnière, dans sa plaidoirie : « Le droit pénal a une fonction répressive et une fonction expressive. Il doit exprimer les interdits majeurs d’une société. La question que vous devez vous poser est simple, presque enfantine : est-ce que c’était interdit ? On attend de ce jugement qu’il indique que ce qui s’est passé à France Télécom doit être rangé parmi ces interdits majeurs. »

    - Le verdict et le communiqué de l’Union syndicale Solidaires, partie civile
    - Le dossier de la petite BAO consacré au procès

  • Le PPCR contre les ancien·ne·s instit’s

    Des professeur·e·s des écoles (PE) n’ont pas été promu·e·s au grade hors-classe malgré une ancienneté générale de service plus importante que d’autres, car seule l’ancienneté dans le corps des PE a été prise en compte, balayant leurs années de service comme institutrice ou instituteur.

    En outre, selon les départements et les académies, ces situations sont traitées différemment ! Cela entraîne évidemment des inégalités de traitement au sein d’un même corps selon les territoires.

    À l’inverse d’un système de promotions, SUD éducation revendique le même déroulement de carrière pour toutes et tous, dans le même grade, au même rythme, et une augmentation des salaires qui tende à l’égalité salariale. À travail égal, salaire égal !

    - Communiqué de la fédération SUD éducation (7/11/19)

  • Non au SNU !

    Après l’avoir testé sur 2 000 « volontaires » âgé-es de 16 ans en juin dernier, le gouvernement veut rendre obligatoire le Service national universel (SNU) pour tou-tes les jeunes de 16 ans !

    Il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles et un respect absolu des normes, au nom d’un esprit d’« engagement » de la jeunesse… Des règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices installées actuellement dans la société, et un « engagement » qui n’est reconnu que s’il est en faveur des dispositifs promus par l’État.

    À cette volonté d’éduquer la jeunesse à la soumission, s’ajoute aussi un contrôle renforcé : la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans. On sait comment ce genre de fichier peut être utilisé !

    Ce dispositif de contrôle à grande échelle coûterait 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires !

    L’Union syndicale Solidaires et la fédération des syndicats SUD éducation s’opposent à cette tentative d’embrigadement des personnes dès leur jeunesse, et participent à la campagne unitaire contre le SNU.

    - Texte du collectif "Non au SNU" sur le site de la fédération
    - Le communiqué du collectif à télécharger sur le site de Solidaires
    - Ni uniforme, ni garde-à-vous, mobilisation sociale, communiqué de Solidaires sur le SNU (juin 2019)

  • Oraux des 8 et 9 juillet 2019 : pressions et irrégularités. SUD éducation dénonce les propos indignes de Macron.

    Les épreuves du second groupe du baccalauréat se tiennent les lundi 8 et mardi 9 juillet dans des conditions déplorables. Des irrégularités massives ont été constatées par les personnels présents dans les jurys :

    • des consignes données par le ministre lors d’une interview sur une chaîne de télévision ;
    • des notes falsifiées et inventées quand la copie du candidat ou de la candidate était retenue par un personnel gréviste ;
    • des chef·fe·s de centre qui s’ingèrent dans les délibérations des jurys et multiplient les pressions et tentatives d’intimidation.

    La fédération des syndicats SUD éducation dénonce les propos indignes d’Emmanuel Macron, qui a assimilé les enseignant·e·s grévistes à des preneurs/ses d’otage, et appelle les jurys à résister aux pratiques et aux pressions illégales.

    - La version intégrale du communiqué de la fédération SUD éducation (8/07/19)

Articles de cette rubrique

  • Manœuvres d’un ministre discrédité

    Après le suicide de notre collègue Christine Renon, et de bien d’autres collègues, le ministère, complètement discrédité, communique sur sa prétendue action : les mesures sont très en-deçà du nécessaire, alors que la hiérarchie est complice de conditions de travail délétères.

  • Suivez le procès de France Télécom

    Du 6 mai au 12 juillet, se tient le procès d’anciens hauts dirigeants de la multinationale France Télécom, devenue Orange, accusés de harcèlement moral par une centaine de parties civiles dont SUD PTT et Solidaires. De nombreuses personnalités, des scientifiques, écrivain·e·s, artistes… écrivent, dessinent ou filment des comptes rendus, jour après jour : l’histoire du procès selon leur point de vue.

  • Petits chefs : dans l’Essonne, des formations de "Manageur du changement"

    La DSDEN de l’Essonne est vraiment à la pointe du macronisme et du blanquerisme ! Elle impose, après avoir formé semble-t-il tous les IEN du département, une formation de "Manageur du changement" aux directeurs/trices d’école entièrement déchargé·e·s. Questions de classe(s)
    La hiérarchie se renforce, émancipons-nous !