Anti-hiérarchie

SUD éducation 59 est un syndicat anti-hiérarchique. Il promeut la collaboration des personnes contre la compétition pour plaire à un.e chef.fe et l’autonomie des personnels et des élèves contre la soumission. Une organisation hiérarchisée est la première cause de souffrance au travail, car elle n’évite ni l’arbitraire ni la solidarité hiérarchique qui le renforce. Choisissons l’émancipation collective et l’auto-gestion !

Le livre noir de la hiérarchie

hiérarchie étagères

Actualités

  • T’as bien bossé : tiens, un susucre un badge !

    Médailles pour les soignant-es, badges pour les enseignant-es : mépris et humiliation pour toutes et tous ! Le rectorat du Montpellier n’a aucune honte : pour récompenser l’engagement des enseignant·e·s pendant le confinement, il relance son idée d’un badge numérique, à afficher sur son profil, en guise de récompense... à faire valider par la hiérarchie, quand même ! Déjà qu’on te donne une image, faudrait pas que tu la piques indûment.

    Ce serait risible si ce n’était un outil indigne de plus, de contrôle et d’évaluation des personnels, et une manifestation évidente de mépris. Une vidéo de SUD éducation Hérault, à compléter avec la lecture du communiqué de SUD éducation 34 du 27 juin 2020.


    La hiérarchie de l’Éducation nationale ose tout, c’est même à ça qu’on la reconnaît.

  • LPPR au CNESER : la présidente de séance et les syndicats "réformistes" s’asseoient sur la démocratie

    Le CNESER a approuvé la loi de programmation pluriannuelle de la recherche par 55% des voix : certaines présentes, d’autres représentées, et très probablement, des voix absentes également, au vu du nombre de personnes présentes à la fin ! Cela s’est passé après 21 heures de réunion, le SGEN, l’UNSA et le SNPTES ayant voté en faveur du texte...

    Il restait des amendements à étudier, et de nombreux amendements avaient été votés. Contre toute démocratie, c’est le texte INITIAL de la loi qui a été soutenu par des syndicats dit « réformistes », qui s’en sont félicités !

    Les autres syndicats - à l’exception de l’UNEF restée vaillamment jusqu’au bout, vu que la présidente de séance a refusé de vérifier le quorum au moment des votes - ont quitté la séance, jugeant inadmissible la manière dont les organisations syndicales étaient traitées.

    Il n’y a pas de discussion, pas de concertation, pas de démocratie. Avec la complicité d’organisations dont les actes trahissent les discours, ce texte va instrumentaliser la recherche pour des motifs financiers bien loin de l’intérêt général. Appel à poursuivre la mobilisation contre la LPPR !

    - Appel national à mobilisation le 25 juin
    - Le dossier de mobilisation de la fédération des syndicats SUD éducation

  • Déconfinement : Blanquer s’affranchit (une nouvelle fois) de la légalité

    Jeudi 18 juin 2020.

    C’est hier, tard dans la soirée, que le ministère a envoyé la nouvelle version de son protocole sanitaire aux écoles et collèges. Il ne l’a finalement publiée sur les réseaux sociaux qu’à 21:30, ce qui traduit le mépris dans lequel le ministre tient les personnels.

    Les écoles et collèges n’ont donc que deux jours ouvrables pour préparer l’adaptation de leur dispositif à un accueil que le ministre voudrait obligatoire pour tous les élèves. Ce fonctionnement brouillon fait de volte-faces et de précipitation imposé par Blanquer fait des personnels la variable d’ajustement de sa politique. À aucun moment le ministre ne prend en compte les conditions de travail des personnels [1].

    Qui plus est, une nouvelle fois le ministre Blanquer s’affranchit de la légalité. Le décret 2020-663 du 31 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire prévoit en effet très clairement que :

    « Dans les écoles élémentaires et les collèges, l’observation d’une distanciation physique d’au moins un mètre s’applique uniquement dans les salles de classe et tous les espaces clos, entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre chaque élève lorsqu’ils sont côte à côte ou qu’ils se font face. L’accueil est assuré par groupes qui ne peuvent pas se mélanger. »

    Or en aucun cas une note du ministère ne peut s’affranchir d’un décret en cours de validité : c’est ce que l’on appelle la « hiérarchie des normes » juridiques. Le gouvernement prévoit très probablement de changer le décret à un moment ou un autre... mais ce n’est pas encore fait !

    La nouvelle version du protocole, qui prévoit la fin des mesures de distanciation physiques en classe, contrevient aux dispositions d’un décret. Elle est donc manifestement illégale. SUD éducation invite les équipes pédagogiques à opposer le décret 2020-663 en cas de pressions de la hiérarchie.

    - Le communiqué de la fédération des syndicats SUD éducation (18/06/20)

  • Mépris du pouvoir pour le service public

    En pleine grève contre la retraite à points qui dégraderait le niveau des pensions comme la solidarité inter-générationnelle (avec l’introduction progressive de la capitalisation), le gouvernement continue de montrer son mépris pour le service public, le travail des fonctionnaires et notamment les personnes de l’Éducation nationale.

    Une nouvelle dégradation de nos conditions de travail s’installe, entre la rupture conventionnelle, l’autonomie des établissements et la baisse effective des salaires. Et le gouvernement renforce la hiérarchie, en escomptant qu’elle nous mette au pas bien gentiment.

    Répondons collectivement à hauteur de cette condescendance et de ces attaques !

    - Rupture conventionnelle dans le public : atteinte au statut de la Fonction publique
    - Rapport des inspections générales sur l’autonomie des établissements : atteinte au statut des personnels
    - Au beau milieu de la grève, la hiérarchie de l’Éducation nationale est augmentée
    - Les salaires baissent depuis 30 ans et ils osent nous parler de revalorisation sous conditions

  • Procès France Telecom : le verdict

    Du 6 mai au 11 juillet 2019 s’était tenu le procès pour harcèlement moral au tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de la société France Télécom (Orange aujourd’hui), Didier Lombard, Louis-Pierre Wenes et Olivier Barberot ainsi que Nathalie Boulanger, Guy Patrick Cherouvrier, Brigitte Dumont et Jacques Moulin, pour complicité.

    Le délibéré a été rendu ce 20 décembre. Comme l’avait exprimé l’un de nos avocats, Jean-Paul Tessonnière, dans sa plaidoirie : « Le droit pénal a une fonction répressive et une fonction expressive. Il doit exprimer les interdits majeurs d’une société. La question que vous devez vous poser est simple, presque enfantine : est-ce que c’était interdit ? On attend de ce jugement qu’il indique que ce qui s’est passé à France Télécom doit être rangé parmi ces interdits majeurs. »

    - Le verdict et le communiqué de l’Union syndicale Solidaires, partie civile
    - Le dossier de la petite BAO consacré au procès

Articles de cette rubrique

  • Le ministère et le rectorat démasqués

    SUD éducation Nord a lancé l’alerte depuis août : le protocole est sanitairement frêle et les masques fournis très insuffisants. L’aération pose problème, il n’y a pas de FFP2, la protection est de façade, mais à tous les niveaux la hiérarchie se défile. Malgré son obligation légale de ne pas faire prendre de risque, chaque chef·fe a tout intérêt pour sa carrière à dire que tout est mis en œuvre pour protéger les personnels et élèves, mais la réalité est tout autre. Affiche.

  • « Monde d’après » : propos calomnieux et attitude irresponsable du ministre. La fin du mépris c’est pas maintenant !

    SUD éducation Nord constate avec colère la surenchère consternante de Blanquer contre les enseignant·e·s, dans un contexte médiatique de prof-bashing : cet individu ministre cultive le populisme pour chercher à faire oublier son impréparation. SUD éducation Nord exige qu’il dénonce la campagne de dénigrement, et prévoie un plan d’urgence pour l’Éducation dès la rentrée de septembre.

  • Des fraises et du mépris

    Malgré sa communication de crise, chassez le naturel, il revient au galop ! Le gouvernement a du mal à cacher son mépris habituel pour les salarié·e·s et notamment le service public. Malgré le rétro-pédalage de sa porte-parole, nous ne sommes pas étonné·e·s de son opinion concernant les personnels d’éducation - mais nous n’oublierons pas ces propos inacceptables. Communiqué.