Prime d’attractivité ou prime aux inégalités ? SUD éducation dépose un recours en Conseil d’État

Face à la mobilisation massive des personnels durant le mouvement contre la réforme des retraites, le ministre avait promis une augmentation sur plusieurs années. Finalement,pas d’augmentation des salaires, mais une “prime d’attractivité”... qui entérine les inégalités entre les personnels et qui est très très loin d’une augmentation significative des salaires.

La première tranche a commencé à être versée l’année scolaire dernière. Le ministre vient d’annoncer les montants de la seconde tranche. Elle sera versée de l’échelon 2 à l’échelon 9 : 57 euros nets mensuels aux échelons 2 et 3, 43 euros nets à l’échelon 4. Aux échelons 5 et 9 de la classe normale, les personnels, qui ont entre 6 et 18 ans d’ancienneté, percevront chaque mois environ 29 euros nets mensuels. Le montant maximal de 59 euros nets ne sera touché que durant les trois premières années de carrière après la titularisation.

Le ministre ne recule devant aucune hypocrisie en prétendant augmenter significativement les salaires. Les AED, AESH, personnels administratifs sont ainsi exclu·e·s du versement de la prime, et pour les enseignant·e·s cette prime est dégressive en fonction de l’ancienneté. Les contractuel·le·s ont en outre une prime significativement plus faible que les titulaires : environ 27€ nets quelle que soit l’ancienneté. C’est une rupture d’égalité flagrante entre personnels.

La rupture d’égalité flagrante entre contractuel·le·s et titulaires, qui remplissent les mêmes fonctions, est inadmissible : SUD éducation a donc déposé un recours devant le Conseil d’État pour contraindre le ministère à respecter le principe simple : “à travail égal, salaire égal”.

Pour SUD éducation, c’est bien une augmentation générale des salaires de tous les personnels qui est nécessaire. Cette augmentation doit bénéficier en priorité aux salaires les plus bas, et tendre vers l’égalité salariale entre les personnels.

Pour obtenir satisfaction sur ces revendications légitimes, il faut construire le rapport de force avec le ministère : c’est dans ce cadre que SUD éducation appelle à construire un mouvement de grève d’ampleur le 23 septembre, et à mettre dès à présent en débat les moyens pour l’ancrer dans la durée.

- Lire le communiqué de la fédération des syndicats SUD éducation (27/08/21)