Attention aux échanges papiers avec les élèves

Partout dans les commerces, des mesures sont prises concernant la contamination possible par les objets. Une étude montre que ce virus pourrait rester présent de quelques heures à quelques jours sur les objets, selon le matériau. A lire ici, par exemple.

Vu l’enjeu, le principe de précaution doit s’appliquer à plein régime. On nous autorise ou on nous demande de donner à certain·e·s élèves des documents que nous aurions préparés... et même éventuellement, d’en récupérer à corriger - ce dernier point n’apparaissant pas cependant dans la FAQ ministérielle.

Nous ne pouvons avoir aucune certitude sur le fait que les documents rendus par les élèves ne sont pas contaminés. Nous ne pouvons avoir aucune certitude sur le fait que les documents donnés aux élèves ne sont pas contaminés. Tant que nous n’avons pas la garantie d’un protocole sanitaire fiable à ce sujet, nous devons refuser. À noter en outre, les forces de police ont indiqué à des camarades qui les ont questionnées à ce sujet que le déplacement pour aller chercher des documents ne faisait pas partie des déplacements dérogatoires officiels...

Travaillent toujours ainsi dans les écoles et établissements les volontaires pour enseigner aux enfants des soignant·e·s, qui ne bénéficient toujours pas des conditions sanitaires indispensables. Y travaillent également les personnels administratifs jugés indispensables. Travaillent également un nombre important de personnels des collectivités territoriales, comme les ATSEM, les ATTEE ou les animateurs et animatrices. Enfin, des rectorats convoquent des enseignant·e·s pour des lubies irresponsables, comme dans l’académie de Nantes où des collègues se voient enjoindre de déposer du matériel et des documents dans les commerces ouverts.

Plus généralement, le gouvernement laisse les travailleurs/euses sur leurs lieux de travail (article 1er) malgré le confinement, puisque les trajets domicile-travail font partie des exceptions au confinement. Alors que le gouvernement affiche une volonté de combattre la propagation du virus, il manifeste sa volonté de maintenir opérationnel l’appareil productif. Ce double discours ne peut que nous inquiéter.

Dans de nombreux secteurs, de nombreuses dérives sont constatées, entre le recours massif aux livreurs et livreuses à vélo pour des broutilles alors que plusieurs d’entre elles et eux souhaiteraient se réserver pour les cas d’urgence, des caissiers mais surtout des caissières mis·e·s en danger par une insuffisance de précautions de la part de l’employeur, les commandes d’objets inutiles aux plateformes où travaillent des salarié·e·s précaire, et le refus d’Amazon de protéger ses salarié·e·s.

Pour SUD éducation, ce n’est pas aux travailleurs et travailleuses de payer de leur santé et de leur vie l’irresponsabilité des capitalistes, causes de la crise sanitaire et de sa gestion catastrophique par le gouvernement.

- Communiqué de SUD éducation Vendée (20/03/20)
- Stop aux déplacements non-nécessaires dans l’Éducation nationale, lettre de SUD éducation au ministre de l’Éducation nationale (20/03/20)
- Malgré la consigne de confinement, le gouvernement laisse les travailleurs-euses au travail : c’est inacceptable (fédération SUD éducation, 19/03/20)
- Les profits avant tout : COVID-19, Amazon spécule sur la santé des salarié·e·s (Solidaires Nord, 18/03/20)
- Infos Covid-19 pour les personnels du département du Nord
- Droit de retrait Covid 19 : modèle de dépôt