Piscine à l’école : avec Blanquer, boire la tasse jusqu’à la lie

(actualisé le )

L’école coûte que coûte : au nom du ministre, une inspectrice impose à une école de Wattrelos l’allègement de son protocole sanitaire pour amener des élèves de CE2 à la piscine. Un nouvel exemple de l’irresponsabilité de la hiérarchie de l’Éducation nationale.


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Nouvel exemple de malveillance, les collègues de CE2 de Wattrelos viennent de recevoir l’ordre (et non pas l’invitation) d’emmener leurs élèves à la piscine du Lycée Baudelaire.

On ne s’étendra pas sur le taux d’incidence du Premier Degré, nettement supérieur à la moyenne nationale et à ceux des régions confinées : le ministre Blanquer le connaît et le juge suffisamment « acceptable » pour le minorer et envoyer au mépris de toute prudence des classes entières dans des établissements sportifs où humidité, chaleur et promiscuité faciliteront la propagation du virus...

Imposé en plein confinement, ce soudain allègement du protocole sanitaire apparaît d’autant plus effarant que c’est le même ministre qui avait proscrit la fréquentation des salles et des piscines lorsque la région n’était pas encore confinée !... Contactée, l’IEN [1] s’est, quant à elle, contentée d’intimider les enseignant·e·s et de stipuler que les ordres venant d’ « En-Haut », il convenait d’y obéir...

Ecartelé·e·s entre les renforcements/allégements des protocoles sanitaires, les ordres contradictoires et le manque de moyens, les enseignant·e·s ont donc une nouvelle raison de s’interroger sur les motivations d’un ministre et d’une hiérarchie toujours impatiente d’obéir et de faire obéir : aveuglement, nouvelle provocation, ou plus simplement énième marotte d’un ministre curieux de tester la soumission des enseignant·e·s à ses injonctions délirantes ?...

Outre son caractère aberrant, cette nouvelle décision menace la santé – voire la vie – des élèves et des personnels. Sous prétexte de continuité pédagogique et de « bienveillance », elle amplifiera l’épidémie actuelle et démontre une fois de plus l’inconscience d’un ministre qui cherche avant tout à masquer sous ses fanfaronnades l’absence de moyens et de protection dont souffrent les écoles.

SUD éducation Nord soutiendra les enseignant·e·s qui refuseront de se prêter à cette mascarade criminelle, et appelle l’ensemble des personnels et des parents à se mobiliser pour que les écoles soient immédiatement dotées des moyens qui leur permettront de faire face à la crise actuelle et à ses répercussions futures.

Notes

[1Inspectrice de circonscription de l’Éducation nationale.