Mobilisons-nous contre les E3C

(actualisé le )

Avec le mois de janvier se prépare la première session d’épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat, dans le cadre de la mise en place de la réforme Blanquer : le ministre persiste à vouloir faire passer ces épreuves dans les classes de premières générales et technologiques, malgré les protestations nombreuses des personnels et le refus unanime des
organisations syndicales et de la FCPE - principale fédération de parents d’élèves.

Depuis la rentrée scolaire, on ne cesse de constater que les réformes du bac et du lycée ont été imposées dans la précipitation et l’impréparation les plus complètes :

  • le format des épreuves du baccalauréat a été fixé au dernier moment ;
  • les programmes ont presque tous été rejetés par le Conseil Supérieur de l’éducation ;
  • les emplois du temps morcelés déstabilisent enseignant·e·s et élèves ;
  • les plateformes de sélection des sujets pour les E3C, ouvertes très tardivement, dysfonctionnent ;
  • les collègues n’ont pu avoir connaissance des différents sujet possibles que quinze jours avant les vacances d’Hiver, ce qui n’a pas permis de préparer les élèves à ce nouveau format ;
  • ces sujets découverts tardivement ne correspondent pas, dans de nombreux cas, à ce qui a été travaillé auparavant avec les élèves ;
  • pour la correction dématérialisée, des problèmes de connexion et de débit ont été constatés.

En renvoyant l’organisation à l’échelon local, le ministre a montré son incapacité à assurer une organisation fiable du baccalauréat. L’annonce d’une indemnité de correction à hauteur de de 50 € pour trente-cinq copies (soit 1,42 euro par copie), est d’autre part parfaitement ridicule.

Les enseignant·e·s , déjà surchargé·e·s de travail du fait de la réforme, ne peuvent se voir imposer des corrections supplémentaires dans de telles conditions. Les élèves sont soumis·e·s à un stress grandissant du fait de ces nouvelles modalités d’examen et du flou régnant sur ce qui leur sera demandé. Les personnels administratifs risquent d’être soumis·e·s à de fortes pressions pour préparer dans un temps record les différentes phases de la mise en place des E3C (édition des sujets, plannings de passage, préparation des salles , scan des copies etc.).

Enfin les réformes du baccalauréat et des lycées général et technologique accentuent encore le tri social des élèves, qui devient la norme depuis la mise en place de parcoursup.

SUD éducation Nord revendique donc l’abandon définitif des E3C et le retour à un examen national fondé sur des épreuves disciplinaires, et l’abandon des réformes Blanquer des lycées. SUD éducation Nord appelle les personnels à se réunir en assemblées générales ou heures d’information syndicale dans les établissements pour mettre en œuvre ce refus, notamment par la grève. Des préavis déposés régulièrement la permettent. SUD éducation soutiendra dans un cadre intersyndical les initiatives prises localement.

- Mobilisons-nous pour l’abandon des E3C, communiqué CGT-SNES-SNEP-SUD (10/01/20)
- Lettre de l’intersyndicale CGT - FAEN - LAC - SGEN - SIES - SNALC - SNCL - SNEP - SNES - SUD - UNSA - UNL pour la suppression des E3C (10/01/20)

Documents de mobilisation


- Motion votée par l’AG inter-établissements de Caen le 8 janvier 2020
- Plusieurs modèles de documents sur Les Lycées contre les E3C (Ille-et-Vilaine)
- Modèle de tableau modifiable pour relever les problèmes constatés